Auteur: Francis Tresham
Éditeur : Avalon Hill
Année de parution : 1981
Nb de joueurs : 2-7(9)
Durée : 360 min.- 720 min.
Catégorie : Développement

Pointage obtenu pour le palmarès : 146
Fréquence retrouvée dans les listes : 6
Fréquence retrouvée en 1ere place : 0

Pourquoi?
Le premier jeu de développement qui fait son entrée dans notre palmarès est un monstre sacré dans les jeux de société. Et si vous en voyez d'autres de sa catégorie par la suite, dites-vous bien qu'ils sont tous redevables, de près ou de loin, à ce pionnier. En fait, des noms comme Vinci, Mare Nostrum et les plus récents Parthenon et Antike sont tous des réincarnations de Civilization qui ont tenté de réduire son seul défaut majeur : le temps qu'il faut y investir. S'il sert tant de modèle à suivre, c'est que Civilization fut le premier jeu à proposer aux joueurs de construire des profils distinctifs pour viser la victoire. Tout l'intérêt réside donc dans des stratégies sans cesse renouvelables d'une partie à l'autre puisque ces stratégies prennent toujours des nouvelles orientations dépendamment du peuple que l'on incarne et des situations qui surviennent. Le classique de Tresham est d'autant plus suffisamment complet pour que tout type de joueur puisse y trouver son compte : de la gestion, une course au pouvoir, des conflits, des achats, des échanges, du bluff, des revirements de situation, de la diplomatie et pas la moindre once de hasard (sauf si l'on joue avec l'extension Advanced Civilization, qui en ajoute une pincée). En dépit de cette polyvalence pourtant, le jeu ne séduira pas tout le monde. Mais Civilization a eu un tel impact dans l'histoire du jeu de société que tous ceux qui ont eu la chance (et surtout le temps!) d'y jouer seront unanimes devant le respect que ce chef d'oeuvre impose.

Le saviez-vous?
L'une des règles qui est au coeur de tous les défis dans Civilization concerne la limite imposée au nombre d'unités de population que l'on détient dans chaque territoire. Cette limite diffère d'une zone à l'autre, dépendamment de l'urbanisation qu'on y retrouve. Le problème survient surtout quand on considère l'autre règle explicitant que notre population se multiplie à chaque tour dans chacune des zones. Les zones où la limite permise de population est le plus faible (soit 1 seule unité permise) deviennent alors très contrariantes. Mais il est possible de se procurer éventuellement dans la partie une carte de progrès (le savoir agraire) permettant d'augmenter de 1 la limite imposée dans chaque zone. Or, dans son prototype de Civilization, Tresham avait prévu des zones où la limite permise de population était de 0 ! De quoi rendre les peuples en jeu très nomades et très agressifs pour la possession de terres!!