Auteur : William Attia
Éditeur : Ystari
Année de parution : 2005
Nb de joueurs : 2-5
Durée : 120 min. - 180 min.
Catégorie : Développement

Pointage obtenu pour le palmarès : 268
Fréquence retrouvée dans les listes : 11
Fréquence retrouvée en 1ere place : 2

Pourquoi?
La France se déchaîne depuis deux ans dans la marché des jeux de société. Elle le fait d'abord avec Days of Wonder, un éditeur dont la qualité et le succès fulgurant en trois ans d'existence lui permettent de se mesurer à des poids lourds comme Kosmos et Zoch. Puis elle en rajoute dernièrement avec Ystari, qui s'enligne pour damer le pion au très respecté Alea. Les gens de chez Ysrtari ont donné le ton aux deux derniers salons d'Essen. C'est d'abord l'excellent Ys de Cyrille Damaegd qui récolta toute l'attention en 2004, puis le Caylus de William Attia s'est imposé magistralement en 2005. Ce dernier a frappé si fort parmi la critique que tout le monde attend déjà de pied ferme les futures sorties de l'éditeur pour les mois à venir (un jeu de négociation nommé L'Empereur et l'Assassin ainsi qu'Amyitis, un jeu à saveur plus économique). Vous pouvez également constater que l'impact de Caylus ne fait pas exception dans notre communauté : à peine un mois après être devenu disponible dans nos magasins, le jeu se retrouve en huitième position dans notre palmarès avec deux premières places chez les votants. Les commerçants spécialisés ont déjà du mal à fournir la demande! Faut-t-il s'étonner de tout ce phénomène quand on sait que William Attia a conçu là un jeu dont on a du mal à trouver les failles? On le sent bien d'ailleurs, quand on joue à Caylus : son auteur a dû passer de nombreuses longues heures à le tester et le retester. Clairement inspiré de Keythedral, ce jeu, qui prend pour thème la construction du célèbre château que Philippe Le Bel a fait construire en 1289, réussit un double exploit dans sa catégorie : De tous le jeux de développement, c'est probablement celui quii offre le plus d'options aux joueurs à chaque tour. La variété des actions permises est immense, et ne fait qu'augmenter au fil de la partie. Ensuite, et surtout, Caylus est probablement aussi le jeu de développement qui offre le plus d'interactivité, une caractéristique qui fait souvent défaut dans la catégorie où il se classe. Le système de Caylus est effectivement conçu de sorte que les joueurs n'ont pas le choix de lutter entre eux pour avoir le privilège de jouer en premier à chaque tour (la clé de la victoire). Et cette lutte, pour une fois, ne se fait pas sur un petit plateau individuel à chacun ou encore sur une zone géographique isolée. Elle se fait à travers une séquence d'événements desquels chacun essaiera de tirer le meilleur profit. Ajouter à cela des mécanismes ingénieux du cru de l'auteur (les règles du Prévot et du Bailli) et on ne se surprendrait pas de retrouver Caylus parmi le top 5 si ce palmarès avait été conçu l'année prochaine à pareille date.



Le saviez-vous?
Parmi ceux et celles qui ont joué à Caylus jusqu'à maintenant, plusieurs se sont interrogés sur la pertinence de l'action offerte par la Porte, le premier bâtiment activé, qui permet au joueur l'ayant choisi de placer un ouvrier sur un bâtiment libre de son choix après que tous les joueurs aient passé. Certains croient même que ce bâtiment serait un ajout de dernière minute par l'auteur afin d'ajouter une autre option aux joueurs. Il n'en est rien pourtant. Attia avait inclus ce bâtiment dès la première version de son prototype. Il prenait alors la forme d'un poste de garde, puis fut changé ensuite pour devenir l'hôtel de ville avant de prendre la forme qu'on lui connaît maintenant.