Auteur : Friedemann Friese
Éditeur : 2F
Année de parution : 2001
Nb. de joueurs : 2-6
Durée : 120 min.
Catégorie : Développement

Pointage obtenu dans le palmarès : 387
Fréquence retrouvée dans les listes : 16
Fréquence retrouvée en 1ere position : 1
Position obtenue dans le palmarès 2005 : 6

Pourquoi?

On rencontre régulièrement des jeux où il est plutôt désavantageux de jouer en premier dans un tour. Avec Funkenschlag, Friedemann Friese a poussé cet aspect au point d’en faire tout le coeur du jeu! C’est sans doutes là ce qui fait le charme de ce que plusieurs considèrent comme le chef d’oeuvre de l’auteur. Vous conviendrez en effet que le commun des mortels ne trouvera rien d’excitant dans le thème de gestion de la distribution énergétique d’un pays. De même, tout ce qu’on retrouve comme mécanismes dans Funkenschlag fut maintes fois utilisé dans les jeux de développement : enchères, production, construction de réseaux. Ce qui rend Funckenschlag si captivant donc, c’est le défi qu’il nous propose à être toujours dernier au classement la partie durant pour ensuite faire un sprint au tout dernier tour afin d’arriver premier. Agir ainsi constitue effectivement la clé de la victoire que Friese veut que l’on trouve avec la structure de règles qu’il a brillamment orchestrée. C’est simple et c’est pourtant très peu évident : un paradoxe qui caractérise toujours les jeux qui se classent parmi les grands.

Le saviez-vous?

Pour faire un succès, il est logique habituellement de s’inspirer d’un autre succès. C’est le cas de l’inspiration pour Funkenschlag. L’idée de produire son chef d’oeuvre est venue à Friese après une partie de Dampfross. Pour ceux qui ne connaissent pas Dampfross, il s’agit d’un jeu de destinations sur le thème de la construction de voies ferrées que les joueurs dessinent progressivement au crayon sur une carte géographique. Une course de trains s’effectue ensuite pour savoir qui aura dessiné le chemin de fer le plus rapide et le plus efficace. Dampfross reçut le Spiel des Jahres en 1984. Friese a donc repris le concept de dessiner des réseaux sur une carte géographique en voulant explorer un autre thème. Celui de la construction de lignes électriques lui tout de suite venu à l’esprit. Il a ensuite logiquement ajouté la conversion de matières brutes (déchets, pétrole, éoliennes) en énergie électrique et a transformé ces idées en mécanismes qui s’ajoutaient à son jeu de lignes à dessiner. Ainsi est née la première version de Funkenschlag. La seconde édition, celle qui a propulsé la notoriété du jeu, a fixé des lignes pré-dessinées sur le plateau (on devine que c’est pour réduire le degré de réflexion déjà élevé du jeu et pour ainsi s’attirer un public plus large). Voilà pour la petite histoire de Funkenschlag.