Auteur : William Attia
Éditeur : Ystari
Année de parution : 2005
Nb. de joueurs : 2-5
Durée : 120.-180 min.
Catégorie : Développement

Pointage obtenu dans le palmarès : 762
Fréquence retrouvée dans les listes : 30
Fréquence retrouvée en 1ere position : 5
Position obtenue dans le palmarès 2005 : 8

Pourquoi?

On ne devrait pas s’étonner de cette fulgurante ascension du premier jeu de William Attia; ascension qui, est-ce nécessaire de le rappeler, détrône l’indétrônable Puerto Rico! Quiconque fut en effet témoin du palmarès des Dragons Nocturnes de 2005 est bien conscient de l’effet Caylus… Le jeu a littéralement fait ombrage à toutes les nouveautés du salon d’Essen l’an dernier. À peine le salon terminé que déjà tous les ludophiles avertis qui n’avaient pas visité ce dernier voulaient se laisser séduire par le deuxième jeu à sortir de chez Ystari : un tout jeune éditeur confirmant maintenant qu’il était déjà prêt à se mesurer dans la cour des grands! Alors que Caylus n’arrivait officiellement en magasin que pour la fin novembre et le début décembre au Québec, onze chanceux avaient pu l’essayer dans les quelques semaines qui précédaient cette sortie attendue. Ce sont ces mêmes onzes, dont deux étaient même suffisamment confiants pour placer le jeu d’Attia comme leur nouveau grand favori, qui ont placé Caylus dans leur liste envoyée pour compiler le palmarès 2005. Résultat : la hutième position de Caylus n’était basée que sur des votes de privilégiés! Il était donc facile d’imaginer la place que le jeu obtiendrait un an plus tard… Et comme de fait, Caylus nous le prouve aujourd’hui : son immense profondeur, son absence totale de hasard (sauf pour la disposition du départ), son interaction déchirante entre les joueurs, sa tension palpable à chaque partie, ses mécanismes minutieusement étudiés et équilibrés avec le plus grand soin, tous ces facteurs (et d’autres aussi!) le consacrent comme le jeu qu’il fallait pour mettre fin au règne innateignable de Puerto Rico.

Le saviez-vous?

Tous les joueurs expérimentés et les ludophiles avertis qui ont joué à Caylus auront eu le réflexe de le comparer tout de suite à d’autres jeux qu’il semble évoquer, soit pour la réflexion qu’il exige, soit pour ses mécanismes qui peuvent parfois avoir un air de déjà vu. Pour plusieurs, la comparaison avec Puerto Rico sera automatique. Pour les plus observateurs, les titres de Goa et de Keythedral viendront plutôt à l’esprit. Mais pourtant, William Attia affirme que le jeu qui a inspiré son oeuvre si adulée en est un qui n’est jamais évoqué par les critiques. C’est après une partie du titre qui figure en 28e position de ce palmarès que les premières idées pour Caylus ont germé dans son esprit!