BabelAuteurs : Uwe Rosenberg & Hagen Dorgathen
Éditeur : Kosmos
Année de parution : 2000

Durée : 45 min.
Catégorie : Séries
Pointage obtenu pour le palmarès : 309
Fréquence retrouvée dans les listes : 12
Fréquence retrouvée en 1ère place : 3



Pourquoi?

Nominé au Spiel des Jahres 2001, huitième jeu au classement pour remporter le Deutscher Spielepreis de la même année, élu meilleur jeu de carte familial par le Games Magazine en 2002, Babel semble plaire à tout le monde! Et il semble plaire beaucoup d'ailleurs... manifestement plus que le très populaire Cités perdues si l'on s'en tient à ce palmarès. Et pourtant, aussi près que leurs positions respectives peuvent l'être, ces deux jeux de séries sont aux antipodes dans leurs règles. Autant Les Cités perdues nous oblige à faire le maximum avec le minimum d'options possibles en étant reclus dans notre coin, autant Babel nous laisse une totale liberté dans nos actions afin qu'on puisse optimiser nos coups pour géner l'adversaire. Et c'est sans doutes là que tout le charme du jeu s'opère. L'éventail des possibilités stratégiques est si large dans Babel que c'est essentiellement le secret de son très grand facteur de rejouabilité. Son interactivité est telle qu'il n'est pas rare non plus que les parties se terminent non pas parce qu'un joueur à atteint les points de victoire requis, mais plutôt parce que la dernière carte temple est retournée et met fin à une partie sans relâche où tous les coups sont permis!



Le saviez-vous?

Bien connu des internautes américains qui sont passionnés de jeux de société, le chroniqueur ludique Greg Alecknevicus a inventé une variante à Babel qui ajoute plus d'équilibre au jeu. Les expérimentés de Babel pourront parfois lui repprocher une trop grande tendance à accorder une importance aux cartes rouges (les Sumériens) et aux cartes vertes (les Mèdes), ces denières ayant des pouvoirs affectant directement les cartes de peuples adverses (les cartes de peuples étant la clé de la réussite dans le jeu). La variante d'Alecknevicus met plus d'emphase sur les cartes temples et réajuste ainsi la fréquence d'utilisation des autres cartes peuples affectant ces dernières. Elle va comme suit : au lieu de former deux piles de cartes temples (une de chaque côté du plateau), on en forme quatre (deux de chaque côté du plateau). À la fin de son tour, lorsque le joueur doit piger deux cartes temples et les poser sur sa pile, il peut maintenant décider d'en placer une sur chacune de ses deux piles, donnant ainsi plus de variétés et d'options quand il décidera de construire des temples aux tours suivants.