Citées perduesAuteur : Reiner Knizia
Éditeur : Kosmos
Année de parution : 1999


Durée : 20 min.
Catégorie : Séries
Pointage obtenu pour le palmarès : 272
Fréquence retrouvée dans les listes : 11
Fréquence retrouvée en 1ère place : 2




Pourquoi?

Le thème y fait d'abord pour beaucoup. Qui, en effet, ne tombera pas sous le charme d'un jeu qui évoque les aventures du très populaire Indiana Jones?!? Le matériel renchérit ensuite : des illusturation colorées et réalistes fort bien rendues arborent le plateau et les grosses cartes solides qu'on prend plaisir à manipuler. Le jeu lui? Très prenant! Les Cités perdues appartient à un genre où figurent les Puerto Rico, Princes de Florence et autre Take it easy! . Vous savez, ce genre de jeu qui fait qu'une fois la partie terminée, nous sommes persuadés qu'on peut faire mieux alors on recommence! Knizia a conçu ici un jeu fort simple où chaque décision, très limitée il va sans dire, crée une tension constante; où la chance joue un rôle qui nous pousse à prendre des risques ou à rester sage. Mais dans un cas comme dans l'autre, le fait d'en abuser pourrait nous faire perdre. Alors il faut trouver le juste équilibre. Et c'est ce juste équilibre à atteindre qui représente la quête de la pierre philosophale nous faisant constamment revenir aux Cités perdues!




Le saviez-vous?

Les Cités perdues, le plus populaire des jeux pour deux de Knizia, a bien failli ne jamais voir le jour... Les éditeurs à qui il a présenté le prototype le trouvaient ou bien trop petit (!) ou bien trop simple, ou bien sans intérêts car c'était un jeu pour deux (à l'époque, les jeux pour deux n'avaient pas encore la cote qu'ils ont aujourd'hui). L'auteur a bien tenté de le transformer afin d'en faire un jeu pour quatre un peu plus élaboré mais en vain. Il en est venu à la conclusion que lorsque l'on conçoit un jeu, on ne doit pas tenter d'atteindre des objectifs à tout prix, sans quoi on ne fait que restreindre notre créativité. On doit plutôt laisser le jeu se développer par lui-même et s'il ne peut se développer davantage, c'est qu'il a atteint son plein potentiel. Et quand Knizia abondonna l'espoir que son jeu serait un jour publié, l'initiative de l'éditeur Kosmos pour débuter une collection de jeux pour deux est arrivée juste à point!