Auteurs : William Attia
Éditeur : Ystari/Quined White Goblin games/Rio Grande games
Année de parution originale : 2005
Nb. de joueurs : 2-5
Durée : 150 min.
Catégorie : Développement

Pointage obtenu dans le palmarès : 871
Fréquence retrouvée dans les listes : 35/70
Fréquence retrouvée en 1ere position : 5
Position obtenue dans le palmarès 2009 : 2

Pourquoi?

Parce que c'est du béton! Du béton armé même. C'est essentillement cette image de résistance que Caylus nous inspire quand on constate cette tête de classement alors qu'il apparaît moins souvent qu'Agricola dans les listes et qu'il revient moins souvent que Power Grid en première place. Après quelques années à s'être fait usurpé donc, Caylus reprend dignement son trône. Insistons d'ailleurs sur le "dignement". Bien malin en effet celui ou celle qui pourra trouver une faille dans ce monument ludique. On peut ne pas aimer Caylus. Mais ce sera beaucoup plus une question de goût qu'une question de manque à gagner. Le jeu est une véritable leçon de savoir-faire en création ludique. Pas de petites règles spéciales à retenir à un certain moment de la partie. Pas de multitudes de cartes à lire et connaître. Pas de dépendance relative sur les voisins immédiats pour avoir la victoire, ni de manque d'interaction pour autant. Pas de hasard et pourtant plein de dynamisme. On sort d'une joute de Caylus avec l'impression d'avoir jouer à un jeu si profond, finement testé et réglé au quart de tour que d'y trouver les défauts d'un thème trop plaqué, de durée trop longue ou d'illustraions plutôt ratées nous paraissent excessivement futiles.


Le saviez-vous?

Même si son thème est à peine ressenti, Caylus veut tout de même nous ramener à l'époque du roi Philippe IV, dit Le Bel, de France. L'illustraion sur la boîte de jeu de la deuxième édition ne saurait d'ailleurs être plus claire à ce sujet. Quiconque a visionné la fameuse série télévisée des Rois maudits de Maurice Druon de 1972 y reconnaîtra probablement l'acteur Georges Marchal dans le rôle du roi.