Auteurs : Martin Wallace
Éditeur : Warfrog/Eagle Games/Pegasus Spiele/White Goblin games
Année de parution originale : 2007
Nb. de joueurs : 3-4
Durée : 120 min.
Catégorie : Développement

Pointage obtenu dans le palmarès : 354
Fréquence retrouvée dans les listes : 17/70
Fréquence retrouvée en 1ere position : 1
Position obtenue dans le palmarès 2009 : 29

Pourquoi?

Parce que c'est excessivement logique et concret; donc parfaitement sympathique pour ceux qui fuient les jeux abstraits! Wallace arrive au sommet de son art avec Brass : tout, absolument tout dans le jeu est justifié selon son thème : les débuts de la révolution industrielle (un sujet que l'auteur connaît manifestement très bien). C'est dans cette optique que la fluidité des mécanismes, toujours aussi recherchés, se fait sans failles. Des mécanismes qui retracent l'évolution de la construction de canaux à la construction de chemins de fer, qui recréent les fluctuations de l'industrie du coton et de celle du charbon et du fer, qui simulent la féroce compétition pour la contrôle des axes de communication entre villes industrielles. Rien d'abstrait donc. Mais rien de fortuit non plus. La planification est draconienne, et la limite de deux actions par tour que le jeu nous impose fait beaucoup pour son potentiel stratégique. C'est dans le type d'action choisi que Wallace montre encore son talent d'auteur : chacune d'elle peut avoir des conséquences considérables sur le développement de la partie. Chaque joueur trouvera par conséquent son poids dans la mesure interactive que Brass donnera au final.


Le saviez-vous?

Voici quelques faits concernant l'auteur de Brass :

-Il vit avec sa femme, sa fille, huit chats et quinze canards!

-Le nom de sa maison d'édition, Warfrog, fut délibérément trouvé pour faire contraste aux noms plus sérieux des autres éditeurs de jeux sur le marché.

-Aux dires de l'auteur britannique d'origine, sa notoriété et les succès qu'il semble récolter sans cesse depuis environ trois ans ne le font absolument pas rouler sur l'argent. Bien au contraire, Wallace se considère comme une personne bien pauvre avec les 18 années qu'il a sacrifiées pour en arriver où il en est.