Auteurs : Vlaada Chvatil
Éditeur : Czech Games Edition/Eagle Games/Pegasus Spiele/Iello
Année de parution originale : 2006
Nb. de joueurs : 2-4
Durée : 180-240 min.
Catégorie : Développement

Pointage obtenu dans le palmarès : 301
Fréquence retrouvée dans les listes : 12/70
Fréquence retrouvée en 1ere position : 2
Position obtenue dans le palmarès 2009 : Aucune

Pourquoi?

Parce que c'est l'ultime jeu de développement. C'est aussi, selon beaucoup de connaisseurs, le plus digne des héritiers du vénérable Civilization, pionier des jeux du genre. Ce mérite est surtout attribuable à l'objectif que tous les jeux tentant de simuler l'histoire de l'humanité essaient toujours d'atteindre : inclure le plus du thème en le moins d'heures de jeu possible. Through the Ages arrive non seulement à être deux fois moins long que Civilization mais il réussit aussi à retracer 5000 ans d'histoire alors que son aîeul ne dépasse pas l'Antiquité. Encore faut-il cependant que le jeu soit bien conçu. Là encore, Vlaada Chvatil prouve son talent d'auteur qui peut rivaliser avec les plus grands. On trouve dans Through the ages tous les ingrédients qui font le bonheur des amateurs de gestion : un même type de ressource à gérer à la fois pour l'évolution et pour la survie; un système de conflit pouvant renverser la vapeur mais devant être utilisé avec parcimonie parce que très coûteux, des événements forçant les joueurs à toujours prévoir la mesure d'un certain sacrifice pour rester dans la course, des cartes de progrès d'une variété à n'en plus finir afin de donner le ton à l'immense profondeur du jeu.


Le saviez-vous?

Savez-vous quel est le premier jeu publié de Vlaada Chvatil? Quand on voit les succès que cumulent, depuis Through the Ages, cette nouvelle star tchèque du jeu société, la question se pose tout naturellement. Ce transfuge du design en jeux vidéos, qui s'est toujours efforcé de faire refléter ses thèmes à travers des mécaniques recherchées, a tenté ses premières armes en 1997 avec Arena : Morituri te salutant. Comme son nom le suggère, le jeu implique des combats de gladiateurs. Le système de résolution de conflit est plutôt inusité et reflète bien les hésitations des deux opposants face à la mort. Il se fait avec des cartes d'attaques et de défenses associées à un dé que l'attaquant ne lance pas mais doit plutôt utiliser pour choisir un chiffre qui déterminera l'impact de son coup. Le défenseur doit ensuite déviner ce chiffre en se basant sur le type de carte que son adversaire a choisie et sur la situation du combat. Déjà, la talent de l'auteur était prometteur.