Auteurs : Peter Hawes
Éditeur : Z-Man
Année de parution originale : 2010
Nb. de joueurs : 2-4
Durée : 120 min.
Catégorie : Spéculation

Pointage obtenu dans le palmarès : 238
Fréquence retrouvée dans les listes :12/70
Fréquence retrouvée en 1ere position : 0
Position obtenue dans le palmarès 2009 :Aucune

Pourquoi?
Parce que c'est une surprise! Il a fort à parier en effet que Wars of the Roses aurait pu se hisser plus haut dans ce palmarès s'il avait été plus anticipé, plus annoncé, déjà traduit et créé par un auteur mieux connu. Rien de cela en fait. Wars of the Roses nous est arrivé en début 2010, comme un cheveux dans une soupe mijotant encore sur les échos provenant du salon d'Essen 2009. Ceux qui l'ont remarqué et qui y ont joué étaient surtout parmi les joueurs impliqués de près ou de loin dans l'industrie ludique. Si tôt sorti de sa boîte, une première claque : de tous les jeux produits chez Z-man, il est de loin celui au matériel le plus attrayant à ce jour, rivalisant sans problèmes avec les Days of Wonder, les Zoch et autre Matagot. Le jeu lui? Très absorbant. Reprenant les guerres civiles d'Angleterre d'il y a 600 ans, Wars of the Roses capture vraiment l'esprit de traîtrise et de corruption qui dominait cette époque cruciale mais oh combien fragile de l'histoire britannique. Les joueurs doivent constamment jongler avec ce que leurs adversaires pourraient jouer (programmer en fait) à chaque tour, et ce dans le but de prendre la contrôle de territoires et autres éléments stratégiques du jeu. Malgré un hasard plutôt réduit, les revirements de situations peuvent toujours se produire faute d'une mauvaise estimation. Malgré des plans cachés des autres, le chaos que le jeu semble initialement afficher est au final beaucoup plus contrôlé qu'il n'y paraît.


Le saviez-vous?

Saviez-vous que Wars of the Roses est un "remake"?! Peter Hawes ne s'est jamais caché d'avoir voulu réaliser une version plus rajeunie de Kingmaker, un classique d'Avalon Hill vieux de plus de 30 ans qu'il affectionne beaucoup. L'auteur a voulu faire de ce jeu de conquêtes une version mettant beaucoup plus l'emphase sur les tractations et les alliances dont pouvait regorger cette époque. On ne s'étonnera d'ailleurs pas de cette tangente adoptée quand on constate la ludographie de Hawes qui inclut Colonial Diplomacy : une autre version renouvelée d'un autre vieux classique d'Avalon Hill.